Avertir le modérateur

20/09/2008

50 avec la police, 100 avec les organisateurs

 

C'était le grand soir et j'aurais presqu'oublié que la StarAc était sur le point de débarquer si je n'avais pas croisé tous les soirs en rentrant chez moi l'équipe de prod et notamment l'ex-directrice Nathalie André très affairée. Pour être clair, à peu près rien à signaler en deux semaines à part l'ouverture d'une ligne rouge à la mairie pour signaler des désagréments et l'augmentation sensible des tarifs des restos locaux qui ont finalement trouvé un certain regain d'intérêt à l'arrivée de "fans hystériques" dans le quartier.

Bien décidé à regarder de loin depuis mes fenêtres étant donné le manque d'ambiance qui se profilait, j'ai fini par me laisser entraîner par des camarades journalistes au pied de l'hotel particulier. Je ne le regrette pas.

Quand les élèves arrivent, les sifflements se font entendre :

L'accueil a été assuré par un Christophe Pinna (le prof de sport) répondant aux multiples questions de journalistes à l'affût d'un peu d'action. Parce qu'à part les policiers ornant avec autant de grâce que possible la désormais célèbre rue Charlot jusqu'à la rue de Bretagne, les services de sécurité et l'équipe de prod et bien sûr leurs collègues journalistes, difficile de trouver autre chose à se mettre sous la dent que quelques voisins jetant un oeil au passage. Une dizaine de fans se sont mobilisés. On est assez loin de l'émeute annoncée.

 

Christophe reparti gérer les duplex avec un Nikos resté loin des agressifs habitants du quartier, c'est le maire du 3ème Pierre Aidenbaum qui a fait son arrivée après un tour des restos du coin pour prendre la température (probablement pas très haute malgré la montée en flamme des tarifs). Bien que probablement opportuniste, ce maire est attachant : il a bien sûr cabotiné devant des caméras toutes à lui mais n'a pas hésité à passer du temps hors champs avec les jeunes du quartier. Avec la même fermeté que lorsque le mot "indésirable" avait été prononcé en réunion publique, il n'a pas laissé passer "l'étranger TF1" et a taclé ceux qui après avoir déclarer n'aimer "ni la Star Ac, ni les bobos" demandaient comment récupérer des places pour le prime.

Quand le maire du 3e arrondissement arrive sur les lieux :

Le maire du 3ème vient accueillir la StarAc
envoyé par PRland

L'arrivée des élèves a suivi un rituel sans doute assez peu au goût de la prod : un lourd silence suivi de huées couvrant 3 applaudissements. Des élèves préparés à une acclamation pénétrant la tête vissée dans les épaules les portes de l'hotel particulier. Pathétique bien sûr, mais j'avoue que la démarche qui consiste à se déplacer pour siffler parce qu'on n'aime pas m'échappe.

En faisant le micro-déplacement, j'ai pu glaner pas mal d'anecdotes intéressantes et rencontrer quelques personnages : ces journalistes qui demandaient au monteur de couper les sifflets pour diffusion, ces jeunots expliquant au maire leur statut de voisin en venant d'un autre arrondissement, ce photographe de sans-papier qui a vécu deux semaines de pression médiatique sans précédent, ces artistes en herbe mais séniors prêts à tout pour se faire remarquer, un journaliste du Bondyblog ou une voisine visiblement aussi rigolarde que moi. Et dire que si ça se trouve, c'était encore mieux dans la rue que vu de la télé...

19092008600.jpg

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu