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06/10/2008

La StarAc prend l'air

Par Eric Maillard

La StarAc ne crée pas plus l'événement rue Charlot qu'à la télé. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer par tous les moyens. Notamment en s'autorisant des sorties dans les rues de Paris pour attirer une attention quelque peu artificielle.

StarAc[1].jpgAprès avoir croisé l'équipe en plein footing au petit matin un jour où je partais au bureau plus tôt que d'habitude, je suis tombé le week-end dernier sur toute l'équipe, les profs en tête, qui rejoignait la Place des Vosges pour un petit boeuf improvisé. Je n'aurais probablement rien remarqué sans la présence de moults gardes du corps et caméras qui attiraient plus l'attention que les candidats, encore peu populaires. J'ai même failli rater une Armande Altaï pourtant fidèle à elle-même, toute en exubérance vestimentaire.

Je dois avouer que mon engagement à relater régulièrement sur ce blog les aventures des académiciens dans la rue Charlot n'a pas suffit à me motiver pour suivre le cortège jusqu'à la fameuse Place. Je me dis que ce sera plus drôle lorsque les quelques spectateurs restant au programmes (4 millions, c'est moitié moins que les saisons précédentes mais ça reste beaucoup) se seront attachés aux candidats au point de venir les soutenir en vrai devant les portes de l'hotel particulier. Je me laisse quelques semaines avant de revenir prendre la température (avec moufles et bonnet) un vendredi soir.

En attendant, je viens régulièrement ici lire les commentaires des lecteurs qui mettent une énergie incroyable à clouer au pilori une émission qu'ils ne regardent pas puisqu'ils la détestent. C'est beaucoup plus drôle que de regarder les quotidiennes ou par mes fenêtres par les temps qui courrent. Pour ceux qui regardent, donc qui aiment, que pensez-vous de cette saison?

24/09/2008

Starac machève

Envoyé par MMS et par Nadia au 33320

omarstarac.jpg

20/09/2008

50 avec la police, 100 avec les organisateurs

 

C'était le grand soir et j'aurais presqu'oublié que la StarAc était sur le point de débarquer si je n'avais pas croisé tous les soirs en rentrant chez moi l'équipe de prod et notamment l'ex-directrice Nathalie André très affairée. Pour être clair, à peu près rien à signaler en deux semaines à part l'ouverture d'une ligne rouge à la mairie pour signaler des désagréments et l'augmentation sensible des tarifs des restos locaux qui ont finalement trouvé un certain regain d'intérêt à l'arrivée de "fans hystériques" dans le quartier.

Bien décidé à regarder de loin depuis mes fenêtres étant donné le manque d'ambiance qui se profilait, j'ai fini par me laisser entraîner par des camarades journalistes au pied de l'hotel particulier. Je ne le regrette pas.

Quand les élèves arrivent, les sifflements se font entendre :

L'accueil a été assuré par un Christophe Pinna (le prof de sport) répondant aux multiples questions de journalistes à l'affût d'un peu d'action. Parce qu'à part les policiers ornant avec autant de grâce que possible la désormais célèbre rue Charlot jusqu'à la rue de Bretagne, les services de sécurité et l'équipe de prod et bien sûr leurs collègues journalistes, difficile de trouver autre chose à se mettre sous la dent que quelques voisins jetant un oeil au passage. Une dizaine de fans se sont mobilisés. On est assez loin de l'émeute annoncée.

 

Christophe reparti gérer les duplex avec un Nikos resté loin des agressifs habitants du quartier, c'est le maire du 3ème Pierre Aidenbaum qui a fait son arrivée après un tour des restos du coin pour prendre la température (probablement pas très haute malgré la montée en flamme des tarifs). Bien que probablement opportuniste, ce maire est attachant : il a bien sûr cabotiné devant des caméras toutes à lui mais n'a pas hésité à passer du temps hors champs avec les jeunes du quartier. Avec la même fermeté que lorsque le mot "indésirable" avait été prononcé en réunion publique, il n'a pas laissé passer "l'étranger TF1" et a taclé ceux qui après avoir déclarer n'aimer "ni la Star Ac, ni les bobos" demandaient comment récupérer des places pour le prime.

Quand le maire du 3e arrondissement arrive sur les lieux :

Le maire du 3ème vient accueillir la StarAc
envoyé par PRland

L'arrivée des élèves a suivi un rituel sans doute assez peu au goût de la prod : un lourd silence suivi de huées couvrant 3 applaudissements. Des élèves préparés à une acclamation pénétrant la tête vissée dans les épaules les portes de l'hotel particulier. Pathétique bien sûr, mais j'avoue que la démarche qui consiste à se déplacer pour siffler parce qu'on n'aime pas m'échappe.

En faisant le micro-déplacement, j'ai pu glaner pas mal d'anecdotes intéressantes et rencontrer quelques personnages : ces journalistes qui demandaient au monteur de couper les sifflets pour diffusion, ces jeunots expliquant au maire leur statut de voisin en venant d'un autre arrondissement, ce photographe de sans-papier qui a vécu deux semaines de pression médiatique sans précédent, ces artistes en herbe mais séniors prêts à tout pour se faire remarquer, un journaliste du Bondyblog ou une voisine visiblement aussi rigolarde que moi. Et dire que si ça se trouve, c'était encore mieux dans la rue que vu de la télé...

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